Rapport national sur la situation des feux de végétation

Rapport national sur la situation des feux de végétation

Rapports archivés

Mis à jour : 15 septembre 2021

Feux actifs
Non maîtrisés Contenus Maîtrisés Intervention modulée
7 96 145 20
2021
(À ce jour )
À ce jour moy. décennale
(À ce jour )
% de la normale Brûlages dirigés États-Unis
Nombre 6 224 5 358 116 32 44 740
Superficie
(ha)
4 182 542 2 593 335 161 3 205 2 270 232

Feux prioritaires

Les rapports hebdomadaires sur la situation nationale reprendront au printemps 2022.

Mobilisation de ressources interservices

En général, on a signalé peu d’incendies au printemps à l’échelle du pays, et le niveau de préparation nationale est demeuré à 1 ou 2 pendant la majeure partie de mai et juin, ayant grimpé brièvement à 3 entre le 10 et le 16 juin, alors que d’importants incendies faisaient rage dans plus d’une région au pays. La situation a nécessité un partage modéré des ressources pendant cette période, avant que le niveau de préparation nationale revienne à 2 plus tard dans le mois.

En juillet, le niveau de préparation nationale a brièvement grimpé à 3, puis à 4, avant d’atteindre 5 le 11 juillet, ce qui indique qu’une mobilisation importante a été organisée à l’échelle nationale et qu’il a fallu prendre plus de mesures pour appuyer les agences actives, la situation s’étant poursuivie jusqu’au 30 août 2021. À la fin d’août, on ne comptait plus aucune demande en suspens à l’égard d’effectifs de pompiers à l’échelle nationale. Le niveau de préparation nationale a continué de diminuer tout au long de septembre, alors que les feux de végétation commençaient à s’affaiblir.

Étant donné que le niveau de préparation nationale s’est maintenu à 5 pendant une période prolongée, les États-Unis n’ont pu répondre aux demandes des agences actives au Canada à l’égard d’effectifs de pompiers pour combattre les feux de végétation. Des effectifs provenant du Mexique, de l’Australie et de l’Afrique du Sud ont été dépêchés en Colombie-Britannique, en Ontario et au Manitoba afin de prêter main-forte aux équipes, alors que le partage de ressources nationales ne suffisait pas à répondre à la demande.

La propagation de la COVID-19 s’étant poursuivie à la grandeur du pays, certains partenaires internationaux n’ont pu apporter leur aide en raison des restrictions en cours. Toutes les parties concernées ont été vaccinées et soumises à des tests de réaction de polymérisation en chaîne, en plus de prendre toutes les précautions nécessaires.

Cette année, le gouvernement du Canada a reçu des demandes d’aide de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de l’Ontario. L’aide demandée visait notamment l’utilisation du Système d’information géographique du Canada, ainsi que le recours aux Forces armées canadiennes pour participer à l’évacuation de la population en Ontario et en Colombie-Britannique, aider les équipes actives en Colombie-Britannique et dépêcher des pompiers de type 3 en Colombie-Britannique et au Manitoba.

Synopsis hebdomadaire

Après avoir connu un été tranquille l’an dernier en matière d’incendies, le Canada enregistre actuellement l’une des saisons les plus achalandées depuis les dernières années à ce chapitre. À l’échelle nationale, on compte à ce jour 6 224 incendies (comparativement à 3 665 à la même période l’an dernier). En tout, plus de 4,18 millions d’hectares ont brûlé (comparativement à 236 956 hectares à la même période l’an dernier). La moyenne décennale pour la même période se situe à un peu plus de 2,59 millions d’hectares brûlés.

Cette année, la saison des incendies a commencé tôt en raison de la sécheresse printanière et du risque d’incendie jugé élevé dans la région des Prairies. En Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, plusieurs alertes et ordres d’évacuation sont restés en vigueur de mars à mai. Pendant cette période, les résidents de la Ville de Prince Albert ont reçu un avis d’évacuation en raison des feux de végétation qui sévissaient à proximité.

En Colombie-Britannique, en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario, la superficie brûlée est nettement supérieure à la moyenne, alors que les agences des autres provinces et territoires signalent un nombre d’hectares brûlés se situant en dessous ou près de la moyenne en 2021. En Colombie-Britannique, l’été 2021 se classe maintenant au troisième rang des pires saisons que la province a connues au chapitre de la superficie brûlée, derrière 2018 (près de 1,355 million d’hectares brûlés) et 2017 (plus de 1,216 million d’hectares brûlés), soit au quatrième rang des pires saisons jamais enregistrées depuis 1958.

Les provinces de l’Est ont connu une saison relativement tranquille en matière d’incendies, sauf le Québec, où des incendies ont fait rage au début du printemps. À l’ouest et au nord de l’Ontario, la plupart des provinces et territoires ont connu des périodes de feux actifs, alors que le Nord de l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique représentent, cette année, 90 % des hectares brûlés et 60 % du nombre d’incendies.

Pronotics

Nous ne fournirons pas de pronostic météorologique cette semaine. Les rapports hebdomadaires sur la situation nationale reprendront au printemps 2022.

Bilan de l’année 2021

La sécheresse que connaît le sud des Prairies, allant de l’ouest de l’Ontario jusqu’en Colombie-Britannique, continue de s’intensifier et de prendre de l’ampleur. Une sécheresse extrême a d’abord touché le sud du Manitoba au cours de l’hiver et au début du printemps, et est brièvement apparue dans le sud de la Saskatchewan à la fin de mai. Après avoir ralenti pendant une courte période, la sécheresse s’est de nouveau intensifiée, certaines régions du sud de la Colombie-Britannique, des Prairies et de l’ouest de l’Ontario ayant été touchées par une sécheresse extrême ou exceptionnelle à la fin de juillet. Durant cette période, une sécheresse exceptionnelle a sévi dans une grande partie du sud du Manitoba – une situation qui ne se produit qu’une fois en 50 ans ou encore plus rarement.

À la fin de juin, un dôme de chaleur s’est formé sur le continent nord-américain, y compris la plupart des régions de l’Ouest canadien. Se déplaçant lentement, cette crête barométrique a donné lieu à des températures records dans toute l’Amérique du Nord, y compris le village de Lytton où le mercure a atteint 49,6 degrés le 29 juin 2021, fracassant le record canadien et dépassant la plus forte température jamais enregistrée à Las Vegas. La chaleur et l’absence de précipitations ont eu pour effet d’intensifier la sécheresse, exposant la plupart des régions de l’Ouest canadien et l’Ontario à des risques extrêmes de feux de forêt. Alors que ces conditions météorologiques se sont lentement déplacées vers l’est, la sécheresse a peu à peu perdu de son intensité; toutefois, le faible système de tempête qui s’est ensuite formé dans le Pacifique a produit beaucoup d’éclairs, mais peu de pluie. Cette suite d’événements a donné naissance à d’importants incendies dans plusieurs régions allant de la Colombie-Britannique à l’Ontario durant la première moitié de juillet. L’Alberta a échappé au pire, n’ayant connu que de courtes périodes actives. Bien que la sécheresse ait été moins intense dans les territoires, elle y a néanmoins causé des incendies, mais de plus courte durée et moins étendus que ceux qui ont sévi dans les provinces de l’Ouest.

Les feux de forêt ont commencé à diminuer dans la deuxième moitié du mois d’août, alors que des pluies abondantes sont tombées sur les régions touchées par des feux actifs en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario. Des averses sporadiques sont tombées en Colombie-Britannique, mais en moindre quantité, ce qui fait en sorte que les feux diminuent graduellement, cette tendance se poursuivant en septembre.

Graphiques courants

Liens sur les incendies de forêt